TRACTIONS RYTHMÉES DE LA LANGUE
M. le D'Laborde (Paris 1894, 1 vol.) a imaginé un procédé de rappel à la vie qui, sans être infaillible, a fait ses preuves, et mérite d’être connu de tous. Dans la mort apparente des nouveaunés, dans l’asphyxie par les vapeurs de charbon, dans le foudroiement électrique, dans la submersion, dans la syncope chloroformique, dans l’asphyxie consécutive à la trachéotomie ou au tuhage, etc., les tractions rythmées de la langue peuvent être employées. Elles sont à la portée de tout le monde, elles sont inoffensives.
La technique est très simple. Quand on a une pince hémostatique ou une pince à larges becs construite à cet effet, on saisit l’extrémité de la langue et on exerce de fortes tractions réitérées lentement. A défaut d’instrument spécial, on ouvre la bouche avec une cuiller et, la main entourée d’un mouchoir, on saisit la