VALÉRIANE
La valériane officinale (Valérianées) est la seule employée aujourd’hui en médecine; on se sert surtout de la racine. Elle est prescrite en poudre, infusion, hydrolat, teinture alcoolique ou éthérée, sirop, etc. Mais on tend aujourd’hui à remplacer ces préparations par les sels que l’acide valérianique forme avec le zinc, la quinine, l’ammoniaque, etc. Ils trouvent leur emploi dans la chorée, l’hystérie, les convulsions, les états spasmodiques les plus variés, etc.
La racine de valériane a été prescrite avec quelque succès dans la polyurie ou diabète insipide. On fera des bols avec :
Valériane pulvérisée I «
Extrait de valériane )
Poudre de cannelle
Miel
On en donnera 4 à 5 par jour.
0 gr. 25
0 gr. 05 Q. S.
On peut donner la valériane en lavement :
Racine de valériane 10 grammes.
Eau bouillante 00 —
Passez et ajoutez jaune d’œuf N® 1
On donne, comme vermifuge, une poudre composée de valériane, badiane, calomel, sucre blanc.
Acide valérianique. — Liquide incolore, d’odeur tenace, do
saveur brûlante, se combinant avec les bases pour former des sels solubles :
Valérianale d' ammoniaque^ soluble dans l’eau, l’alcool, l’éther (5 centigrammes par année d’âge); on peut le prescrire en potion:
Valérianale d'ammoniaque 0 gr. 50
Sirop de fleurs d’oranger 20 grammes.
Eau de menthe CO —
Par cuillerées de deux heures en deux heures.
Valérianale de quinine (10 centigrammes par année d’âge); Valérianale de zinc (1 centigramme).
VANADIUM
Le vanadium est un métal très répandu, qu’on trouve en abondance dans les minerais de fer, de plomb, de cuivre, d’aluminium. M. Laran [Soc. de biol..^ fév. 1808) a étudié expérimentalement V acide vanadique ; il l’a trouvé très toxique pour le lapin, moins pour le chien. MM. Lyonnet, Martzet Martin (Lyon Médical, 1899) ont montré que le vanadate de soude était très toxique pour le chien, le lapin, le cobaye et la grenouille ; il donne la dijspnée, des convulsions, de rhypotbermie. H est moins toxique que l’arsenic.
Pour M. Laran, l’acide vanadique augmenterait l’appétit et le poids. M. Weber a prescrit le vanadium chez des tuberculeux, des chlorotiques, et il a noté l’augmentation de l’appétit et des forces.
Le mélavanadate de soude, employé par les médecins de Lyon, est une poudre blanche, soluble dans l’eau (5 p. 100). Avec une solution à 1 p. 1000, vingt gouttes représentant 1 milligramme, on peut faire des injections liypodermiques. On peut aller à 4, 5 milligrammes en vingt-quatre heures.
Il serait prématuré de porter un jugement sur ce nouveau remède, dont l’action thérapeutique n’a pas été suffisamment éprouvée, surtout chez les enfants.
Le D'' Laran conclut de ses études sur le vanadium et les vanadates : 1“ Les vanadates étant des composés très instables, il est nécessaire de partir de l’acide vanadique chimiquement pur pour faire des applications thérapeutiques du vanadium ; 2“ 11 est préférable de rester le plus souvent dans la limite d’un demi-milligramme â un milligramme par jour. De cette façon, le médecin