‹ Les médications psychologiques (volume 2)Chapitre 38 sur 118 · rit.. I, p. jl · texte numérisé non relu

rit.. I, p. jl

168 LESi ACQUISITIONS PSYCHOLOCIQUES

Les fiançailles, les actes sexuels. — Nous avons .parlé de la maladie par les Bançailles, mais on pourrait aussi bien parler de la guérison par les fiançailles car il serait facile de réunir autant de cas du second phénomène que du premier. Lo. est devenue malade par le mariage, mais les fiançailles lui avaient fait le plus grand bien'. Il en est de même de De., f. 19, déjà tourmentée depuis des années par lobsession de la honte des poils, qlii fut guérie par ses fiançailles et se mit à rire d'elle-même. Mu. jeune tille de 3o ans aboulique et douteuse fut tout à fait transformée par ses fiançailles et ne retomba que iorscjne ses fiançailles furent rompues. On pourrait facilenxent accumuler bien des exemples de ce phénomène.

Nous avons également insisté sur tout le mal qu'ont pu faire dans bien des cas le mariage et les rapports sexuels, cependant j'ai pu constater aussi « qu'une émotion en particulier joue le rôle d excitant d'une manière remarquable, c'est l'émotion génitale. Quand ces malades parviennent à une excitation sexuelle complète ils retrouvent leur énergie et leur unité mentale* ». Le fait est évident dans une vingtaine d'observations au moins. Auprès d'une femme qu'il admire et qu'il aime, Cea., h. /lO, retrouve, au moins pendant les quatre premiers mois de la liaison, tout l'enthousiasme et toute la faculté de composition littéraire qu'il possédait pendant les plus grands dangers de la guerre : « Toute la verve du marmitage. j'étais merveilleux d'amour, de facilité, do joie, je me sentais un demi-dieu avec un tempérament héroïque. »

La simple excitation sensuelle ii la vue d'une personne aimée suilit quelquefois pour relever la tension psvchologique. L'observation de cette singulière malade, qui se crovait constamment « dans un sépulcre noir » est bien amusante sur ce point'. Cette brave femme, quoi(|u'elIe eut déjà 56 ans, avait un sentiment tendrp pour un élève du service : « Ce n'est que quand je pense à lui, disait-elle, (|ue je suis sur la terre, (^uand il passe devant moi, mon cœur bondit et je ne me reconnais plus, je vois tout en rose au lieu de voir tout en noir... fout existe, tout est réel, le soleil es^ revenu, je suis une femme comme les autres, j existe réellement au lieu d'être morte., deux heures après, tout

Page 1