‹ Les médications psychologiques (volume 2)Chapitre 49 sur 118 · I. Tlii" All'inti'' mnnlldy. «rpt, iijiti, f · texte numérisé non relu

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les gens, plus je voudrais que sur tous les points ils pensent exactement comme moi. » Elle a un effort à faire pour prendre une attitude complexe, pour continuer à s'intéressera un auteur tout en acceptant qu'il diffère d'elle-même sur certains points. Le plus souvent les difficultés portent sur la lecture môme, les malades sont assez disposés à lire vaguement des yeux sans rien comprendre et sans rien retenir : « Il y a toujours un mur entre le livre et moi, je ne peux jamais saisir la pensée des autres... » Pour lutter contre cette disposition il faut préciser le travail de la lecture, faire lire le sujet devant un surveillant, l'interrompre à chaque instant, le prier de réciter des passages, de raconter ce qu'il a lu, etc. . . Dans certains cas quand il s'agissaitde sujets intelligents, j'avais imaginé un petit exercice que j'appelais « l'exercice des titres » : il consistait à prier le sujet d'écrire en marge du livre un titre aussi succinct que possible résumant le contenu de chaque paragraphe. Dans d'autres cas, quelques exercices simples do calcul ou simplement les comptes du ménage peuvent être ajoutés à la lecture.

D'autres enfin reconnaissent qu'ils ont besoin de travaux intellectuels plus complexes qui les absorbent : Bkn., f. 22, nous a raconté déjà qu'elle n'était bien moralement que dans les écoles quand elle avait des examens à préparer. Nous avons vu que dans certains cas le médecin devait provoquer certaines discussions morales, certaines réflexions sur les problèmes de la vie. En dehors même de ces cas particuliers, bien des travaux intellectuels sont à recommander aux malades peu atteints ou en voie de rétablissement. Les études de musique, les études d'une langue étrangère que j'ai fait faire à tant de malades, certains cours de l'enseignement supérieur, des travaux même de droit, de littérature, de philosophie, de sociologie, de science ont été essayés par bien dos malades, avec des succès divers sans doute, mais parfois avec des résultats thérapeutiques remarquables. 11 nost pas tout il fait exact que l'esprit humain puisse vivre intelligemment sans croyances j)lus ou moins religieuses, sans svstèmes pluft ou moins philosophiques. Beaucou|) de personnes en sentent la nécessité et réclament « des bases philosophiques j)our aji|)récior la vie ». L'essentiel n'est pas de détruire les croyances laussos ou naïves, mais d'aider le sujet à atteindre des idées en rapport avec son degré d'intelligence ou de culture.

LES TRAITEMENTS PAR L EXCITATION 2i9

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