‹ Les médications psychologiques (volume 2)Chapitre 58 sur 118 · I . TuOLBLES PHYSIOLOGIQUES EN riEI.ATIO AVEC LES NÉVROSES · texte numérisé non relu

I . TuOLBLES PHYSIOLOGIQUES EN riEI.ATIO AVEC LES NÉVROSES

Les maladies générales. — Il semble vraisemblable que toutes les maladies quelles qu'elles soient doivent avoir une influence sur la tension psvchologique puisque celle-ci doit dépendre du bon fonctionnement de l'organisme tout entier et les anciens résumaient déjà cette croyance dans 1 aphorisme célèbre : « Mens sana in corpore sano ». Bien souvent les médecins ont appliqué cet axiome à l'étude des névro-psvchoses en cherchant soigneusement dans l'organisme des malades un trouble pathologique (juelconque auquel on put rattacher les troubles apparents de la conduite. « Il faut pour guérir les névroses, disait M. Lewellvs Harker', tenir grand compte des processus locaux, des maladies des oreilles, des veux, des vices de réfraction, des maladies des sinus, des maladies génito-urinaires, de la tuberculose, de l'artélio-sclérose, de la syphilis, de lalcoolisme, des formes' frustes de la maladie de Graves, etc.. » — « 11 faut, disait aussi M. Henri Damage*, se préoccuper de la tuberculose, des affections gvnécologiques, des maladies infectieuses, inflammatoires, des suppurations de toute nature, des insulfisances d'organes ou d'émonctoires, des bronchites chronifjuos, du mal de Biight, etc.. » Bien entendu. rim[)ortance (piont prise dans la pathologie les maladies tuberculeuses et syphilitirpies ont attir«' siii fil. > liiîten-

I. Loxvcllvs liarker. On thr psychie Irealmenl of ihe fum ii.,,i,i,ir:i"'^rs muM. j, \ a. H. Damago, Les an'octioiis mcnlal*-« curahico e( leur traiirmcnt. Journal tic teurulfxjii'. 20 avril lyii. |' 1 '1 1 .

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tion et on ne se figure pas le nombre des afTections névropathiques qui ont été rattachées par tel ou tel médecin à des tuberculoses ou surtout à des syphilis que l'on s'entêtait à rechercher malgré l'absence de tout symptôme caractéristique.

Malgré les apparences séduisantes de ces interprétations physiologiques on peut facilement constater qu'elles sont encore aujourd'hui bien insuffisantes et qu'il n'est pas possible de fonder sur elles une thérapcuti({ue scientifique des névroses. L'adage fondamental lui-même, « mens sana in corpore sano » qui est au point de départ de ces éludes semble d'une application bien didicile, quand il s'agit des maladies de la conduite et de la pensée. Combien de grands malades au dernier degré de la consomption gardent un état mental en apparence tout à fait intact, combien de déments semblent avoir une santé parfaite ?

Un premier fait curieux à ce point de vue nous est fourni par l'influence de l'Age sur ces rhaladies de dépression psychologique. J'ai déjà établi par des statistiques qui se sont sur ce point trouvées complètement d'accord avec celles de MM. Pitres et Régis que les maladies psychasténiques appartiennent surtout à la jeunesse'. Leur maximum de fréquence et de gravité se place entre 20 et 35 ans; le nombre des malades et peut-être même la gravité do la maladie commence à diminuer à partir de 4o ans et si on no confond pas ces maladies dépressives avec des aflections mentales d'une autre nature on remarquera qu'elles deviennent rares dans la vieillesse. M. Deschamps arrive même à conclure que « le système nerveux des asthéniques s'améliore en vieillissant et que beaucoup retrouvent la santé vers la soixantaine ^ » Plusieurs des grands malades que j'ai suivis depuis de longues années justifient complètement ces remarques : Jean, Nadia, Lise, Lox, (|ue je suis depuis 20 ans présentent des troubles de moins on moins graves et qui ne sont plus comparables à ceux que j'observais sur eux dans leur jeunesse. Lise à 5o ans vieillie, attointo de lithiase biliaire grave, avant déjà subi l'opération de la vosiculo biliaire, se porte moralement bien mieux (ju'au moment où elle était physiquement très valide. Un exemple bien curieux est celui de Xe : cet homme depuis l'âge de 18 ans jusqu'à l'âge de 60 ans a été un obsédé scrupuleux presque délirant, un douteur et surtout un agoraphobo incapable de sortir de chez lui. A

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