‹ Les médications psychologiques (volume 2)Chapitre 64 sur 118 · I. Obsrssions rt psychnsténif. I, p. SaQ; II, p. ia · texte numérisé non relu

I. Obsrssions rt psychnsténif. I, p. SaQ; II, p. ia

a. Frédéric T. Simpson. Alcoolism and drug addiction. Psycholherapy de Parker, II, I, p. 8i.

3. Comptes rendus de i Académie des sciences morales, septembre cl «jclobre it)i5.

isolé et enfin examinons les effets de l'absorption de lalcool chez ces malades et les raisons de l'impulsion elle-même.

Les individus dont nous avons lecueilli les observations appartiennent à des familles dans lesquelles on compte un grand nombre de maladies nerveuses ou mentales de toutes espèces. J'ai décrit autrefois longuement la famille intéressante de Justine dans laquelle j'avais pu recueillir des renseignements sur 5^ personnes. Dans ce beau tableau généalogique je comptais 34 enfants morts en bas âge avant trois ans, 3 épileptiques, 2 imbéciles, 3 hystériques, 2 criminels, 7 dipsomanes, ^ obsédés, etc.'. Dans la famille de Dr., jeune femme dipsomane de 33 ans que nous aurons à étudier particulièrement, on note 2 obsédés impulsifs, 3 dipsomanes. Ces familles, qu'il serait trop long de décrire toutes, présentent exactement les mêmes caractères que les familles de nos autres malades obsédés psychasténiques. L'alcoolisme rentre dans les psychoses héréditaires, c'est là un point qui a déjà été reconnu par la plupart des observateurs.

Les sujets eux-mêmes n'ont pas été toute leur vie des alcooliques, mais ils étaient déjà des malades avant de boire. Quand on relève avec soin leur observation, on constate malgré les difficultés de cette recherche qu'ils ont présenté déjà auparavant une foule d'accidents névropathiques. Dans 5o cas au moins parmi ces G5 observations je puis relever des crises épileptiques ou hystériques, des somnarabulismcs, des phobies, des obsessions, des impulsions ou des délires de diverses espèces. Quand on peut avoir des renseignements plus précis, on retrouve chez eux antérieurement tous les svmptômes du doute, de l'aboulie, de la timidité pathologique, tous les signes de la diminution de la volonté et de l'attention. C'est ce que l'on exprime communément en disant que ceux qui tombent dans l'alcoolisme avaient le caractère faible : cette remarque banale et indulgente ne doit pas nous tromper et noj-; empêcher de reconnaître un véritable état maladif.

Dans la plupart des cas l'impulsitm à boire de l'alcool a commencé il une date particulière, ii propos d'un certain événement de la vie. 11 est facile de démontrer que l'alcoolisme débute dans les mêmes conditions (|ue les diverses dépressions tnentales. J'ai vu de ces individus qui peudiinl des années avaient lésisté sans

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