‹ Les médications psychologiques (volume 2)Chapitre 76 sur 118 · I . Op. cit., p · texte numérisé non relu

I . Op. cit., p

et non pendant la suivante ? Et surtout pourquoi sont-ils tellement impressionnés par les paroles d'une personne particulière tandis qu'ils n'obéissent de la même manière à aucune autre ? S'il est possible au moins dans certains cas de faire dépendre l'un de ces phénomènes df l'antre, je dirai que c'est bien plutôt la suggestion qui varie avec l'influence et qui en dépend'.

Une seconde interprétation de ces phénomènes est également intéressante et contient probablement une grande part de vérité, c'est celle qui a été présentée non sans exagération par l'école de Freud et qui lattachc les phénomènes de l'influence aux manifestations normales des afTeclions humaines et surtout à celles de l'amour sexuel. Ici encore il est indispensable de prendre les mêmes précautions et de s'entendre sur le sens des mots. Si l'on admet une fois pour toutes au nom de théories préconçues que toutes les relations sociales, cjuc toutes les tendances qui rapprochent les hommes les uns des autres sont des phénomènes sexuels, il est Inutile de discuter; tous ces phénomènes d'influence, tous ces besoins de se rapprocher d'une personne déterminée sont de l'amour. Mais ce serait là une convention purement verbale qui n'apprendrait rien sur la nature réelle des faits. Il est bien plus utile, au moins au début des études psychologiques, de réserver le mot précis « amour sexuel » au désir proprement dit des relations génitales avec une personne déterminée et de ne pas admettre à priori que tous les sentiments sociaux quels qu'ils soient se confondent avec ce désir.

Cela dit et, pour résumer une discussion que j'ai faite ailleurs, il faut reconnaître que dans un certain nombre de cas les attitudes et les expressions des malades ressemblent absolument à celles des amoureux et qu'il y a probablement de l'analogie entre les sentiments qu'ils éprouvent et ceux qu'inspire l'amoui- sexuel. D'ailleurs il est visible (ju** chez (juehjues-uris des sentiments affectueux de cet (trdre et de véritables passions génitales se mt'-lfnt au désir d'iniluence : on a vu de ces besoins de direction chez des individus (|ui sont amants, chez des amants abandonnés par leur maîtiesse et (|ui réclament ii la lois la directicm et l:i satisfaction sexu<'lle. On a vu dans \v. chapitre précédent (jue des impulsions érotomaniafjues peuvent jouer un grand rôle parmi

Page 1