‹ Les médications psychologiques (volume 2)Chapitre 84 sur 118 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quand j'ai commencé à écrire cet ouvrage j'avais l'intention de placer dans le titre le mot « psvchothérapie », puis j'ai senti peu à peu qu'un titre contenant ce mot était beaucoup trop prétentieux. Aujourd'hui la psychothérapie n'existe pas, tout au plus commençons nous à entrevoir ce qu elle doit être, ce qu'elle sera un jour.

Un premier groupe de définitions considère la psychothérapie comme le traitement des troubles de l'esprit : « toute méthode par laquelle l'esprit peut être changé d'une façon favorable est proprement appelée psychothérapie'... » C'est évidemment là un des buts de la psychothérapie ; mais pour définir la psychothérapie de cette manière il faudrait d'abord étendre la conception des troubles de l'esprit et bien comprendre qu'il ne s'agit pas uniquement de l'aliénation mentale proprement dite, mais de toutes les altérations de la conduite quelles (ju'elles soient. Mais cette définition resterait encore insuUisante car il ne faut pas oublier que beaucoup d'auteurs parlent de psychothérapie à propos de maladies d'estomac, d'entérites, de troubles vésicaux, qui peuvent être en rapport avec des troubles de l'esprit, mais qui à proprement parler ne sont pas des troubles de l'esprit. Ces définitions s'appliquent plutôt au mot « psychiatrie » qu'il ne faut pas confondre avec « psychothérapie ».

La plupart des autres définitions ne considèrent pas 1 esprit comme l'objet de la psychothérapie, mais comme le moyen qu'elle emploie et la définissent par l'usage qu'elle fait de certains phénomènes déterminés. Comme le disait très bien Grasset : « L'électrothérapie, l'hydrothérapie ne sont pas des traitements de l'électricité ou de l'eau, mais des traitements par

I. licalrici- M. llikle, Psycholherapy de Parker. II. m, p. i.

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