I. .Maurice Faiirc, Sociélé de l'Internnl. jamirr i()i)S
Le traitement éducatif des diverses paralysies hystériques, des chorées ou des tics hystériques semble théoriquement moins simple. Le désordre n'est plus ici dans la simple exécution mécanique du mouvement, il atteint des actes proprement psvchologiques, il est'en rapport avec l'attention, la conscience de la personnalité et des idées fixes. En outre lélat mental du sujet est moins bon et il v a déjà une dépression mentale caractéristique. Aussi le traitement est-il en «général plus complexe : la désinfection morale qui recherche et atteint les idées fixes sous-jacentes, l'économie des forces parle repos et surtout la suggestion doivent le plus souvent intervenir. Cependant je trouve dans mes notes un certain nombre de cas où ces divers traitements n'ont pu être appliqués ou bien ont échoué et où la sim|)le rééducation du mouvement attentif a été suflîsante. Dans sept observations les malades avaient conservé depuis longtemps des paraplégies, des abasies ou des paralysies d'un membre et ont été guéries complètement apiès quelques mois de cette gvmnastique méthodique. Un cas curieux est celui de M""* X, qui a 5o ans conservait encore des troubles de la marche, reliquat d'une abasie grave survenue à l'âge de 20 ans et mal guérie et qui' put les faire disparaître par six mois d'exercices gradués. Chez une autre malade, Na., f. 3o, des secousses et des tics de toute espèce se combinaient avec l'abasie, il fallut lui apprendre non seulement à marcher correctement mais encore ii arrêter toutes ces secousses et tous ces cris. L'éducation fut longue et dura plus de huit mois.
Dans six cas de mutisme hvstérique le rôle des traitements suggestifs et des traitements portant sur les idées fixes me semble avoir été à peu près nul et la guérison n'a été obtenue que par la gymnastique de la respiration et de la parole, plus ou moins longtemps prolongée, .linsiste sur le cas curieux de Oa., f. i'|. qui à la suite d'émotions présenta à la fois du mutisme et de lagraphie, qui |)erdit la parole et l'écriture qu'elle possédait très bien auparavant. C'est là un des cas d'association des troubles de la parole et de l'écriture chez les hvstériques qui sont assez "rares et dont j'ai signalé quel(|ues exemples '. Il fallut lui rapprendre il écrire comme à parler et la restauration ne fut coniiilctf (ju'an bout de trois moi?.
Les éducations du mouvement des membres jouent également