‹ Les médications psychologiquesChapitre 103 sur 123 · L. Fischer, Le magnétisme animal. i · texte numérisé non relu

L. Fischer, Le magnétisme animal. i

3. Cf. Durand (de Gros) Physiologie philosophique, p. 77. f\. Ch. Richct, L'homme et l'intelligence, p. 317.

sert pour provoquer le sommeil hypnotique déteiminent tout d'abord une excitation, puis rapidement l'épuisement... tous les procédés se réduisent à la production de la fatigue' ». Ces idées ont été très bien comprises par M. Espinas : « Si les sensations faibles et uniformes produisent le sommeil c'est qu'elles ont pour effet l'épuisement des centres sensitifs correspondants^. » Il insiste à ce propos sur les sensations « volumineuses, massives, largement irradiées qui seraient particulièrement épuisantes ». On trouve aussi les mêmes idées dans le livre de M™* Manacéine sur le sommeil (p. i35). Tout cela est vrai mais n'oublions pas qu'il ne s'agit pas d'individus normaux capables de résister longtemps à la fatigue et surtout capables de détourner leur attention dès qu'ils se sentent douloureusement fatigués. Ces sujets éprouvent un abaissement de la tension dès le début de la fatigue et ils deviennent incapables de faire le petit effort nécessaire pour détacher leur regard et pour arrêter cette fatigue.

Une autre condition très importante se trouve dans un phénomène très voisin de la fatigue dans l'émotion. On sait que l'émotion intervient dans la plupart des somnambulismes naturels qui sont presque toujours le résultat d'un accident déterminant un grand trouble. Celle-ci en effet, comme j'ai si souvent essayé de le montrer, désorganise les synthèses mentales, modifie la tension psychologique et met l'esprit dans les meilleures conditions pour les dissociations et pour le développement des tendances inférieures isolées. Beaucoup d'hypnotiseurs au lieu de chercher la fatigue ont cherché l'émotion de leurs sujets. La plupart des individus qui donnaient des séances publiques d'hypnotisme entraînaient des jeunes gens sur la scène d'un théâtre, les plaçaient brusquement sous le feu de la rampe, face au public et ajoutaient à leur ahurisément en leur renversant brusquement la tôle en arrière ou en leur donnant un coup sur hi nuque, comme faisait Hiram Jackson ou en leur tournant hi tète rapidement à droite et à gauche. Les procédés brusques de Charcot, la lumière éblouissante, le bruit du gong jouaient un rôle analogue au moins au début. Dans tous ces cas les émotions d'intimidation, de surprise, de peur jouaient le rôle principal et déterminaient l'épui-

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