‹ Les médications psychologiquesChapitre 12 sur 123 · Rostan, Hermès, p · texte numérisé non relu

Rostan, Hermès, p

.). Dcsjiiiic, Le Sumnambulisnic , p, a/j.

reux mot de a suggestion » : on s'est efforcé de démontrer que toutes les guérisons dites miraculeuses ne peuvent pas s'expliquer par la suggestion et que par conséquent elles ne sont pas des faits psychologiques. La discussion est souvent bien singulière : iNI. Bertrin en particulier ne semble pas avoir des idées bien claires sur ce que l'on entend par suggestion ; « La suggestion, dit-il, est une force très connue..., on sait fort bien ce qu'elle peut et encore mieux ce qu'elle ne peut pas'. » Nous sommes bien loin d'en être là, la société internationale de psychologie médicale et de psychothérapie mettait justement à l'étude, à sa réunion de Bruxelles en 1910, ce problème de la nature des suggestions, et sans arriver sur tous les points à des réponses bien nettes. D'ailleurs le même auteur exprime sur la suggestion de très singulières opinions : « Il faut pour suggestionner un sujet une affirmation nette, catégorique, faite d'autorité ; une espérance n'agit pas en psychothérapie (!!!)... II n'y a pas de suggestion quand on prie au lieu de commander-. » Sans doute il y a des suggestions qui ont le caractère impératif, mais il est incontestable que des suggestions très caractérisées peuvent se faire dans d'autres conditions : les suggestions par insinuation sont souvent bien plus puissantes. On est étonné de voir entreprendre de pareilles études avec une telle incompétence.

Mais une telle discussion sur la suggestion est ici oiseuse, car je reconnaîtrais très volontiers que tous les phénomènes intervenant dans les guérisons miraculeuses ne sont pas des suggestions. Cela ne supprime en aucune façon la conclusion que ce sont des faits psychologiques ; quelle singulière et absurbe idée que de vouloir toujours enfermer la psychologie dans la suggestion plus ou moins mal comprise. Les phénomènes psychologiques qui interviennent dans ces traitements sont innombrables et ne sont même pas tous connus. La foi religieuse, la foi à la science, même quand il s'agit de pseudo-religion et de pseudoscience avec tout ce qu'elles contiennent d'espérances démesurées et de tendances puissantes doivent évidemment jouer un grand rôle. Mais on peut admettre « qu'il y a des malades guéris qui n'espéraient pas guérir, des mécréants aveugles qui disaient du mal de la religion et qui ont guéri tout de même,

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