‹ Les médications psychologiquesChapitre 27 sur 123 · Ibid., p. loi · texte numérisé non relu

Ibid., p. loi

/(. Ibid., p. iTo.

M. Dubois réussissait à répandre d'aussi nobles règles de conduite, il aurait bien raison de dire que « l'on a tort de parler de dégénérescence et que l'humanité est en progrès continu » (aSg). L'exposé que je viens de faire pourrait laisser croire que la thérapeutique morale de M. Dubois s'adresse uniquement àJ'intclligencc et qu'elle ne fait appel qu'à de froids raisonnements. C'est le reproche que lui adresse d'ailleurs Déjerine, qui se figure apporter, une modification nouvelle à cette thérapeutique en y joignant l'action de quelques sentiments. Ces critiques ne me semblent pas justes : M. Dubois insiste sur le raisonnement car il croit important d'obtenir une certaine intelligence de soimême, mais il y joint sans cesse l'action de tous les sentiments. 11 veut que l'on obtienne la confiance, que l'on excite même l'orgueil du malade en lui faisant constater tout ce qu'il y a en lui de beau et de bon (289). « Efforcez-vous de découvrir en lui des supériorités, faites-lui comprendre qu'il est intelligent, qu'il a du bon sens, réveillez et utilisez ses sentiments religieux (285)... Il faut que le médecin jouisse lui-même d'une euphorie mentale et soit capable d'inspirer des sentiments optimistes » (106). Enfin il faut savoir obtenir plus que la confiance, l'amitié du malade, et pour cela il faut lui faire sentir la sympathie, l'affection réelle que l'on éprouve à son égard. « Pour modifier l'état d'âme de celui qui est tombé, il ne suffît pas de lui accorder les circonstances atténuantes, de lui montrer une pitié voulue, il faut l'aimer comme un frère, le prendre dans ses bras avec un sentiment profond de notre débilité commune (242)... Il faut dans ces conversations manifester à notre malade une sympathie si vivante, si enveloppante, qu'il aurait vraiment mauvaise grâce à ne pas guérir » (26'i). M. Dubois a raison de répéter à plusieurs reprises que « dans son traitement il fait vibrer à l'unisson les cordes de tous les sentiments moraux et de la raison » (26.4).

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