Journal tlii mmjnélisme, XIV, p
2. Cf. Mémoires de l'Acadcinic de médecine. XX, i856. Ce texte curieux a déjà élé signalé par M. l'itres, II, p. la'i.
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à cette doctrine une certaine fixité. Il est plus important de comprendre comment cet enseignement des magnétiseurs a pu pénétrer à la Salpètrière. En fait, il y avait pénétré depuis longtemps : Husson, puis Dupotet et bien d'autres étaient venus faire des expériences dans différents services et y venaient encore souvent à l'insu des chefs de service. Les élèves curieux et frondeurs suivaient des cours de magnétisme et en particulier ceux de Dupotet au Palais-Royal. Bien mieux dans le service même de Charcot un magnétiseur connu, le marquis de Puyfontaine avait été introduit et avait des relations avec plusieurs des collaborateurs de Charcot. C'est avec lui et sous sa direction que les expériences se faisaient en dehors de Charcot comme je l'ai déjà dit. Puis on voulut montrer à Charcot les faits les plus caractéristiques, ceux qui, on le devinait, frapperaient le plus son esprit habitué à la précision des observations neurologiques. On fit répéter aux sujets certains changements d'état, certaines réactions simples et intéressantes sans se douter qu'on les éduquait. Charcot à qui on présentait les malades en public a discuté devant eux ces phénomènes et par là même les a précisés : on sait le reste.
La lutte entre l'école de la Salpètrière et l'école de Nancy n'a été qu'un épisode de la grande guerre qui avait déjà commencé en 1787 entre le fluidisme et l'animisme. Les animistes ont gagné cette première partie. A quand la prochaine partie et qui sera le vainqueur définitif?