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La suggestion et la dépressiom pstchologique

Pourque la conception du monoïdéisme aitun sens précisil faut faire un pas de plus. Il faut montrer qu'il s'agit d'un monoïdéisme de faiblesse qui laisse isolée l'idée élémentaire et ne la réunit pas à d'autres dans une unité supérieure. Aussi ai-je essayé en 1889 de préciser la notion de ce monoïdéisme par des études sur « le rétrécissement du champ de la conscience, la faiblesse de la synthèse psychologique et la désagrégation mentale ». J'ai essayé de montrer par beaucoup d'observations et d'analyses que je ne puis répéter ici que « c'est un état de distraction naturelle et perpétuelle qui empêche ces personnes d'apprécier aucune autre idée en dehors de celle qui occupe actuellement leur esprit' ». Cet état ne se manifeste pas seulement par la suggestibilité, mais il détermine toute une conduite particulière chez ces gens qui oublient les personnes présentes dès qu'elles ne leur parlent plus, qui exagèrent chacune de leurs pensées et 'les transforment si facilement en hallucinations et en impulsions, qui sont perpétuellement distraits, étourdis, dont l'émotivité semble énorme et se transforme si aisément par la plus légère influence-. « Le rétrécissement du champ de la conscience se traduit par l'absence de ces innombrables pensées collatérales que Ips événements provoquent d'ordinaire et qui donnent à la conduite son équilibre et sa continuité. » Un peu plus tard j ai repris et complété cette étude dans mon travail sur les accidents mentaux des hystériques, 1898, p. ^5, 02, et je crois encore à l'importance de ces observations qui n'ont jamais été discutées sérieusement pour nous apprendre dans quelles conditions nous pouvons essaver avec succès de provoquer des suggestions.

Nous pouvons aujourd'hui aller un peu plus loin dans la même voie et mieux comprendre cette diminution de la synthèse psychologique en la rattachant- aux abaissements de la tension psychologique dont elle n'est qu'une forme particulière. Nous savons

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