Del Cortegiano, loc. cit
LËON X. 375
a ...DicOyChe consuetudine di tutti i geniiluomini délia casa era ridursî subito dopo cena alla Signora Duchessa ; dove tra Taltre piacevolî feste, e musiche, e danze, che continuamente si usavano, talor si proponeano belle questioni, talor si faceano alcuoi giuochi ingegnosi ad arbitrio or d'uno, or d'un' altro ; aei quali, sotto varj velami spesso scoprivano icirconstanti aUe« goricamente i pensier suoi a chi più loro piaceva^. »
Musique, danse, jeux de société, énigmes amoureuses qu'on pose et qu'on devine I... On descend le fleuve du Tendre, ou l'on joue discrètement sur ses rives. Aux galants ébats d'un hôtel de Rambouillet s'enlacent sur la même thèse les controverses d'une cour d'amour au Moyen-Age, et, comme sous les platanes d'Académos, le déduit alterné de deux sages.
c Qualche volta nasceano altre disputazioni di diverse materie..., dove di tali ragionamenti mai*aviglioso piacere si pigliava, per esser, come ho dette, piena la casa di nobilissimi ingegni; tra i quali, come sapete, erano celeberrimi il Signer' Ottavian Fregoso, M. Federico suc ftatello, il Magnifico Giulian de' Medici, M. Pieti^o Bembo, M. César Gonzaga, il Conte Lodovicoda Canossa,il Signer Gaspar Pallavicino, il Signer Lodovico Pio, il Signor Morello daûrtona, Pietroda Napoli, M. Roberto da Bari, ed infiniti altri nobilissimi cavalieri ; oltra che moltî ve n' erano, i quali awenga che per ordinario non stessino quivi fermanente, pur la maggior parte del tempo vi dispensavano ; come M. Bemardo Bibiena, TUnico Aretino, Giovan Cristoforo Romano, Pietro Monte, Terpandro, M. Nicolô Frisio ; di modo, che sempre Poeti, Musîçi, e d'ogni sorte uomini piacevoli, e li più eccellenti in ogni facultàche in Italia si trovassino, vi con> correvano 2. »
i. Del Corteg,, loc. cit., p. 21 • 2. Del Corteg., loc. cit., p. 21.22.
376 LES MÉDIGIS.
Était-ce au grand arbitre du goût et du savoir de clore brutalement ces assises de l'esprit et de l'élégance sociale? — Moins qu'à tout autre.
C'est pourtant ce que fit Léon X, en réclamant pour son neveu les domaines du duc d'Urbin, François- Marie de la Rovère (1516). Le furieux monitoire qu'il lança contre lui fut le signal de l'invasion et de la conquête de ses États par Laurent, assisté des condottieri Renzo da Geri, Vitello Vitelli, et Jeân-Paul Baglioni, Le héros du condottiérisme lui-même, le futur Jean des Bandes Noires^ Jean de Médicis, fit pour son cousin de la branche aînée ses premières armes dans cette campagne : type brillant et robuste du partisan, dont les mœurs soldatesques n'excluaient pas une sorte d'élégance sauvage, le goût des arts, et de l'esprit, et même, à travers les déchaînements d'une vie sans frein, — des accès de justice et d'humanité. Témoin, au piédestal de sa statue sur la place Saint-Laurent de Florence, le basrelief oîi Bandinelli Ta figuré défendant des prisonnières contre les brutales convoitises de ses soudards... C'est le Gran Diavolo (ainsi l'appelèrent ses bandes), protecteur de l'universel distributeur des louanges qu'on paye, condottiere de la plume coname Jean l'était de l'épée, VVnico Aretino^ 1
En dépit de son énergique résistance, François-Marie fut vaincu. Ce qui peint l'esprit du temps, ses inconsé-
1. Voy. Lettres familières de VArétin; VariSy 6 vol., t. I,— • Phil arête Ghasles, Etudes sur Shakspearey Marie Siuart, VArétin; Paris, Amyot.
quences, c'est que chassé, privé de ses États par le pape et forcé de se soumettre, il n'eut plus qu'une pensée : la levée de l'excommunication lancée de Rome contre lui. Car, outre les griefs de Léon, à raison du refus de ce duo de remplir ses engagements comme vassal de l'Église dans la guerre avec la France, des offres de service faites en son nom par le comte Baldessar Castiglione à François P', le saint-père reprochait à ce La Rovère, si atterré des coups de la foudre ecclésiastique, d'avoir tué de sa main dans une rue de Ravenne le cardinal de Pavie *. Malgré la mort prématurée de Jean des Bandes Noires (1526), les faveurs de la fortune s'étaient définitivement portées sur le rameau puîné de la famille, aux dépens des descendants du Père de la Patrie. Laurent II succomba dès 1519 aux atteintes du mal de Naples. Le fils du Grand Diable, Cosme V% montera sur le trône grand-ducal de Toscane. Issu, il est vrai, du mariage du Diavolo avec Maria Salviati, néedeLucrezia, fille du Magnifique, il réunira dans sa personne les droits des deux branches rivales. Mais cette seconde maison des Médicis ne rappelle que de loin le génie et les traditions de la première. Le dernier et le plus illustre représentant de celle-ci compromit vainement, pour en maintenir l'éclat, sa dignité morale et son pouvoir spirituel. Son neveu Laurent le précédait au tombeau, ne laissant qu'une fille, Catherine de Médicis. Dès 1522, quelques