‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 115 sur 167 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Au-dessous de Tanîmal, la série se continue par le végétal : t Vegetabilia enim aliquid animœ habenty cum in seipsis operentur K » Mais cette opération est toute matérielle {multum materialiter) ; car ils ne s'acquittent de leurs fonctions qu'au moyen des qualités premières ; ces opérations se terminent à l'être réel \

Puis on distingue deux genres d'animaux. Les premiers n'ont que le tact et le goût, et une imagination indéterminée (indeterminatam). Les seconds semblent avoir quelque intellect, mécanique dans le castor, politique dans l'abeille; beaucoup, comme tant de récits en témoignent, montrent presque des vertus morales. Que d'hommes semblent même inférieurs en intelligence à certaines bêtes ! En celles-ci, parmi les forces de la sensibilité, une force cogitative se produit, amenant quelques notions générales, quelque distinction d'individus et d'espèces. Au-dessus de cette virtualité cogitative et immédiatement au-dessous du dernier être immatériel, il faut placer l'intellect humain. Participant des deux termes qu'il sépare, s'il n'a pas besoin du corps comme sujet, il en a besoin comme objet : le corps est son mode essentiel et inséparable. Aussi doit-on ranger absolument cet intellect parmi les formes matérielles ^

L'analyse est rigoureuse, la conséquence aussi : —

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