De Immort, animœ, cap. ix, p
ili LES MÉDIGIS.
(( Tantum cum mortalibus conversaiur {intellectus humanus) ^ »
Ses conditions, ses fins, sont mortelles, ou il faut dire avec les anciens que les homnoes deviennent des Dieux, sont ravis au ciel, fable qui ne se justifie que par son utilité » !
Il faut bien saisir ce que Pomponace entend, quand il dit Tome humaine immortelle secundum quid. Il tient, du reste, à dissiper toute équivoque : — L'âme est improprement appelée immortelle : elle est réellement mortelle. Son immortalité ne saurait s'entendre que de sa participation aux propriétés de l'immortalité par une connaissance, d'ailleurs très faible et très obscure, de l'universel. Les animaux supérieurs n'ont pas cette notion, et c'est leur seule différence avec Thomme.
« Etsi improprie dicatur immortalis, quia vere mortalis est, participât tamen de proprietatibus immortalitatîs, cum universale cognoscat, tametsi ejusmodi cognitîo valde tenuis et obscurs sit ; non sic autem est de cane et lepore quantum ad istam operationem ^. »
« Comparé aux inlelligences (supérieures), notre intellect n'est qu'une ombre*... On ne l'appelle pas avec véritd intellectuel, on doit plutôt le dire rationnel; car Fintellect simple saisit tout par intuition , mais le raisonnement (ratiocinaiio) comprend par déduction, composition^ et avec le temps : toutes