De Immort. animcBy cap. ix, p
3. De Immort, animœ, c.ap. xij» p. 90. 4i De Immort, animœ, cap. xn, p. 90*
POMPONACE. 415
choses attestant son imperfection et sa matérialité , car elles sont les conditions de la matière ^. >
Pomponace déplore l'infériorité de Torganisme humain par rapport à celui d'un grand nombre d'animaux. Seulement, de par sa doctrine, il méconnaît que cette infériorité d'organisme est bien rachetée par une supériorité, organique également : celle de notre appareil cérébronerveux ^.
La suprématie d'intelligence qu'il constate en l'homme tenant comme son infériorité musculaire à une même unité organique, il n'est pas vrai que notre corps soit si imparfait (imbeciliissimum) comparativement à celui de presque toutes bêtes. Mais Pomponace, qui ne croit pas à la personnalité de l'âme humaine distincte du corps, croit cependant à son existence en tant qu'entité. Erreur impliquée par sa métaphysique, mais qui n'altère pas à d'autres égards la profonde vérité de son observation pessimiste.
« L'homme est sujet ou maître. Si sujet, qu'il considère son funeste loi {pessimamsuam sortem). De mille gouvernants, il s'en trouve à peine un de vertu médiocre. Le pouvoir est d'ordinaire aux ignorants et aux fous... Si l'homme est maître,... sa condition de tyran est pire que celle de sujet. — Quicunque igitur tantum magnifacit hominem, non consideret ea quœ nonexperitur, sed ea quœ scit et ante oculos habet ^. »