‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 129 sur 167 · De Immort, animœ^ cap. xiv, p · texte numérisé non relu

De Immort, animœ^ cap. xiv, p

3. « Multa leguntur, et experientia sentiuntur, quod quidam a dœmonibus vexantur, qui et prœterita et futura prsenuntiant, referuntque se esse animas aliquorum defuiictorum. » (De Imm. amrnœ, cap. xiii, p. 102-103.)

i. De Immort, ànimœy cap. xiv, p. 135-136.

5. (c Aristoteles videtur ponere animas immortales, . . . lib. li (Econom., cap. ii; sermonem facicns de Âlceste et Pénélope dicit quod factse in malis fidèles sibi praeparaverunt gloriam immortalem, et juste a viris honoratse sunt, neque a Diis sunt imméritée. »

(De Immort, animœ, cap. xni, p. 103.)

POMPONACE. m

a Aristote entend que, par leur conduite, Alceste et Pénélope ont bien mérité des Dieux dans cette vie. Il ne dit pas, en effet, qu'elles ont bien mérité d'eux après la mort. S'il emploie cette expression , elle se rapporte à leur gloire qui dure après elles, ou il en use pour exciter les autres femmes à imiter ces héroïnes ^ »

Huitième objection. — « Tous les partisans de la mortalité de l'âme furent et sont des hommes très impies et très déshonnètes, comme Épicure, Aristippe, Lucrèce, Diagoras, et tous ceux dont la conscience est tourmentée par de criminels attentats. Au contraire, tous les hommes saints et justes, dont la conscience est immaculée, affirment que l'âme est immortelle ^ »

Terminons ces citations prolongées, mais nécessaires, par ce passage d'une haute élévation morale :

« Les hommes impurs ne posent pas toujours la mortalité, les hommes purs ne posent pas toujours l'immortalité. Car nous voyons manifestement beaucoup de méchants croire, mais être séduits par les passions; nous savons aussi que beaucoup d'hommes saints et justes ont admis la mortaHté de nos âmes. Car Platon, au prenâier livre de la République, dit que le poète Simonide fut un homme excellent et divin, et que pourtant il assurait que Tâme est mortelle. Homère aussi/ comme Aristote

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