De Immort, animœ, cap. xv, p. \A
3. « Haec itaque suntquse mihi in hacmateria dicendavidentur. Semper tamen et in hoc, et in aliis subjiciendo sedi Apostolicœ. Quare, etc.
» Finis impositus est huic tractatui per me Peirum filium Joannis Nicolai Pomponatii de Mantua, die 24 mensis septemb., anno Ghristi 1516. fiononiae, anno 4 Pontificatus Leonis X, ad laudem individus Trinitatis, etc. »
POMPONACE. i33
foi, le second, pour ne l'admettre qu'en vertu des lumières supérieures de la Révélation.
Le parallèle est complet entre les deux hommes et les deux systèmes, entre le Platonisme idéaliste et le sensualiste Âristotélisme.
Quant à l'œuvre qui semble leur être commune» — la réfutation du Commentateur, — le but contraire, dans lequel chacun la poursuit, fait mieux ressortir encore leur opposition.
Au fond, quelque insistance qu'il mette à distinguer de celle d'Averroès sa doctrine, Pomponace aboutît à des conclusions analogues à celles du philosophe arabe. Il n'y a entre eux qu'une pure différence théorique. L'un admet Timmortelle existence d'une intelligence unique pour tous les hommes, l'autre un intellect distinct pour chacun d'eux. Mais, que cette intelligence commune dure éternellement ou que ces intellects séparés périssent avec le corps auquel ils sont attachés, iQvé^wïidX pratique est le même. Ce qui importe, en effet, c'est la persistance après la mort de la conscience individuelle; elle disparaît dans les deux systèmes.
Marsile Ficin Ta bien vu ; il combat d'avance, en même temps qu'Averroès, Alexandre d'Aphrodisée, dont Pomponace devait développer la théorie.
« Nous tenons, dit-il, d'Averroès que l'intellect capable est immortel. Nous tenons d'Alexandre que les intellects capables sont certaines forces naturellement implantées (insitas) dans nos âmes, en un nombre égal au nombre de ces âmes. Et nous
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concluons que les âmes des hommes sont immortelles. C'est la conclusion des Platoniciens, des Chrétiens et des Théologiens arabes ; c'est celle qui découle le plus légitimement deropinion des antiques Péripatéticiens ^ »
1. Marsilii Ficini, Op. omn.t t. I, p. 367 : de Immartalitate animorum, lib. XV, cap. XIX, in fine.