‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 134 sur 167 · p. PoMPONAT., De Incantat.f cap. xii, p · texte numérisé non relu

p. PoMPONAT., De Incantat.f cap. xii, p

2. Voy. entre autres passages : Rabelais, Pantagruel, liv. I, ch. i, et passim.

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natwras ordinerd). Quelle est leur nature véritable? Mais le but de ce traité est moins de répondre à cette question qu'à celle-ci : — Quelle est sur ce point Topinion probable des péripatéticiens? — Sans doute, au point de vue de la loi chrétienne, base de la vérité religieuse, il faut croire à l'action miraculeuse des démons. Lafozde Moïse et celle de Mahomet l'admettent également. Avicenne, d'un autre côté, estime que toute chose matérielle obéit à l'intelligence bien disposée. Pluie, grêle et autres phénomènes peuvent être produits par une âme d*homme. Mais Aristote n'admet ni l'une ni l'autre de ces solutions.

Contre les trois religions, il nie qu'il y ait des démons.

Contre la thèse d'Avicenne, il ne pense pas qu'aucun agent puisse agir sans contact ^

« Il semble, dit-il, nécessaire de poser l'existence des démons, non-seulement à raison des décisions de TÉglise, mais encore pour maintenir beaucoup d'expériences {ut salvemus multa experimentay ».

L'expérience prêterait ainsi un appui subsidiaire à la foi. — Cette affirmation est-elle sincère ? N'est-elle qu'une précaution de plus?

Quoi qu'il en soit, comme disciple d'Aristote, Pomponace repousse l'intervention des démons, par trois raisons principales.

1. PoMPONAT., De Incantationibus ; Épit. dédicat., p. 2 ; Bologne, 2i juillet 1520.

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