‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 135 sur 167 · De Incantaty cap. i, p · texte numérisé non relu

De Incantaty cap. i, p

440 LES MËDIGIS.

Voîcî la première et la plus grave :

c Si les démons opéraient des choses telles que celles qu'on leur attribue, cela aurait lieu en comprenant et en voulant ; car Tartisan comprend et veut l'effet qu'il produit par lui-même. Mais il ne pai'ait y avoir aucun mode convenable, par lequel le démon puisse comprendre et vouloir de telles choses.

> Soit le démon Â, et un homme, Socrate par exemple, à qui ce démon entende extraire une flèche fixée en un point du corps et qui n'a pu en être arrachée par Tart du médecin.

> 11 faudra pour cela que ce démon comprenne et Socrate, et cette flèche, et toutes les choses requises pour la cure, choses qui sont particulières; car, selon le premier livre de la Métaphysique, les actes et les opérations s'exercent sur les choses particulières {actus et operationes sunt ipsorum singularium),

» (Comment donc le démon connaîtra-t-il ces choses particulières (talia singularia) *■ ? »

Trois hypothèses : il faut choisir.

1" Ou cette connaissance se produira par Vessence du démon lui-même;

2* Ou par Vessence d^un autre que le démon ;

3" Ou elle aura lieu au moyen des espèces.

L — Ce qui comprend en vertu de son essence est : — ou la cause de la chose comprise, — ou son effet.

Au premier cas, on a Dieu, cause de tout, comprenant tout;

Au second, on a toute intelligence inférieure, qui, par essence, comprend la supérieure, en comparant la

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