‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 139 sur 167 · POHPONAT., De IncanfaLy cap. m, p · texte numérisé non relu

POHPONAT., De IncanfaLy cap. m, p

POMPONACE. 449

toutes les forces du Grand Monde repose une sorte didéalisme naturaliste ainsi formulé: « — L'âme sensitive, recevant les espèces de toutes les choses sensibles, est en quelque sorte toutes ces choses sensibles, et Tâme intellective, recevant les espèces de toutes les choses intelligibles, est en quelque manière toutes les choses intelligibles. Aussi, comme tout ce qui est ou sensible, ou intelligible, Tâme humaine comprenant Tune ou l'autre chose, savoir, le sens (sensum) et l'intellect {intellectum)y est elle-même toute chose *. »

Il est bon de rappeler les trois cas de guérison extraordinaire, point de départ de ces dissertations :

1° Un enfant délivré d'horribles brûlures ; 2^ un autre, d'un érysipèle; 3* un blessé, de la plaie duquel un fer est extrait ; le tout par des incantations.

Ces trois cures ont eu lieu par des causes purement naturelles. Cest ce qu'on appelle aujourd'hui le magnétisme animal. Dans les deux cas de l'enfant guéri d'une brûlure et de celui qui est délivré d'un érysipèle, notre philosophe ne voit qu'un traitement par réfrigérants, appliqué en vertu du principe contraria contrariis. Et, à l'appui de cette médication qui, bien qu'elle n'ait lieu qu'en vertu d'une science occulte, n'en est pas moins administrée par un contact^ il cite toutes les actions surprenantes accomplies, par une force, nous dirions par un fluide, depuis la fascination des serpents jusqu'aux

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