PoitPONAT., De Incântat.y cap. m, p. â8i
LES MÉDIGIS. It. «^ ''l'è
tours des baladins imitant les cris des animaux, ou ramenant par une contraction insensible leur chevelure de Tocciput sur le front Force qui permet aux rois de France de guérir les écrouelles.
Ce passage est très curieux par la naïve crédulité mêlée à la vigueur logique et à la négation du surnaturel.
Le principe d'identité revient toujours. A propos de la puissance de l'attention fixant par l'habitude la force Imaginative et cogitative, Pomponace affirme que la chose imaginée et désirée peut être produite réellement, secxmdum reale^ par les vertus de Timagination et de la pensée. Tout se tient, le physique au sensible, le sensible à rintellectuel.
La foi de l'opéré en l'opérant augmente la puissance de celui-ci*. C'est ce qu'assurent nos magnétiseurs. On croirait les entendre: « Avicenne, dit Pomponace, attribue les effets physiques produits par l'âme à la subordination de la matière. Selon nous, l'âme opère par des vapeurs transmises'^* »
Plus subtiles que les remèdes ordinaires, ces vapeurs pénètrent plus intimement: elles soulagent des douleurs dont les onguents et les emplâtres ne sauraient atteindre le siège caché* Si les philosophes, ces Dieux terrestres ^ pénètrent seuls la raison de ces secrets j d'ignorants em-