De Incantaty cap. vi, p
En tête de l'exemplaire du De Incantationibus servant à notre étude, on lit cette note en caractères du dix-septième siècle, écrite évidemment par un lecteur scandalisé : « Pomponace a voulu rendre une raison naturelle du miracle du Lazare ressuscité (I)... »
POMPONACE. 453
pas toujours ce qu'il y entre de prudence dans Taffirmation d*un ordre surnaturel, et si ce mot surnaturel di même bien pour lui le sens qu'il a pour nous. Tantôt, du point de vue de la raison pure, il semble n'admettre aucun prodige, et ce n'est qu'en vertu de la Révélation qu'il croit au miracle ; tantôt il distingue entre les forces naturelles de l'imagination, de la volonté produisant certains faits rares, et le pouvoir prophétique qui ne saurait venir d'aucune de ces influences, mais qu'il faut attribuer à Dieu, aux anges, ou aux démons; car il n'y a dans l'accomplissement de la prophétie nulle dépendance entre le signe et la chose signifiée.
Qu'une corneille annonce la victoire de Marins ou de César: comment le peut-elle, sinon par un miracle? Nul ne prétend qu'une prédiction soit une cause, et, d'autre part, il n'y a nulle similitude entre une victoire et un oiseau K
Quant à la résurrection des morts, il était facile à Pomponace (et il n'y a pas manqué), exceptant les miracles de cette catégorie dont la vérité se fonde sur l'affirmation des Écritures et de l'Église, de rechercher l'explication normale de tels faits en tous les cas oîi l'autorité de la Révélation n'est pas engagée. Il s'en présente une naturelle. — Les prétendus ressuscites n'étaient pas morts, mais en léthargie. La sainte ruse de ceux qui prétendirent les ramener à la vie, quand ils