De IncatUat, cap. xii, p
458 LES MÉDIGIS
songe à celui qui lit dans l'avenir par ce moyen, présentent des formes et des attributs différents selon le rite auquel il appartient {secundum ritum proprix patriœyi — Cela provient de Timagination de chacun selon qu'elle est affectée par une croyance spéciale. L'Italien rêve autrement que le Gaulois. — « Aliter affecttis estltalus, et aliter Gallus K »
(L La Nature ne regarde pas à la partie, mais au tout. ))
« Natura despiciens partent^ respicit totum : et relinquens minus bonum^ de majori bono procurât. »
La nature est un immense atelier oîi la matière, par des transformations successives, réalise les métamorphoses de la Fable. Certaines fascinations animalisent Thomme. En y cédant, il devient semblable à la bête. Les plantes, les animaux, se pétrifient par l'action des eaux tenant en dissolution des pierres et des terres. Ainsi s'expliquent les mythes de Circé et de la Gorgone.
c On a trouvé à notre époque, dans la mer du Danemark, près de la ville de Lubeck, un grand rameau d'arbre où étaient un nid et des oiseaux morts, qui tous étaient changés en une substance pierreuse, peu différente de la rouille ; phénomène qui ne peut être attribué qu'à une tempête qui, ayant renversé Tarbre avec le nid et les oiseaux qui s'y trouvaient, les avaient entraînés dans Teau. Puis, par l'influence du milieu dans lequel ces objets étaient plongés, ils furent tous changés en. pierre ^. »