‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 154 sur 167 · De Incantat., cap. xii, p · texte numérisé non relu

De Incantat., cap. xii, p

3. Historié di Giovan VUlani; Venetia, 1559, lib. X, cap. xli, p. 485.

A l'expression mystique près, Topinion de Pomponace sur les religions concorde tout à fait avec notre point de vue moderne. Il faut lire dans son traité les quatorze pages aussi nettes que fortement déduites qu'il consacre à cette question.

« Les Dieux, pour renommés qu'ils soient, doivent finir, puisqu'ils ont commencé. Les dispositions et les coutumes de ces Dieux devaient être corrompues per la génération et la coutume des autres Dieux, leurs successeurs... veluti ex introductione dispositionum hominis corrumpitur sanguis menstruus ^ »

Ainsi le législateur Manou montre les Dieux se succédant par périodes de douze mille ans, répétées soixante et onze fois*.

Telles aussi les divinités de Tantîque Étrurie, « ces grands Dieux (consentes) qui doivent mourir un jour. ., * »

« Gomme les rites de ces ancien» Dieux étaient des oracles tels qu'ils convenaient à ces divinités, par l'avènement d'une nouvelle loi, de nouvelles dispositions et de nouvelles coutumes devaient être introduites, et les anciennes devaient être corrompues. C'est ainsi qu'avec raison ces oracles cessèrent. Mais, comme le changement de loi est un grand changement^ et qu'il est difficile de passer de choses accoutumées à des choses qui ne le sont pas, il faut, pour la succession de la seconde loi, qu'il s'accomplisse des événements inaccoutumés, merveilleux et stupéfiants. Aussi, à Favénement d'une nouvelle loi, il doit être

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