Triomphi di Carlo y cant., ly
INFLUENCE DE POMPONACE. 481
Sous ce pape, vrai Médicis, fidèle aux mœurs tolérantes des siens, l'Église, malgré les progrès des luthériens, ne s'était pas encore sérieusement armée en guerre. A peine, à celte date de 1535, Paul III (Farnèse) inaugurait-il la politique de réaction cléricale marquée par rétablissement de la Société de Jésus (1540) et la répression implacable de l'hétérodoxie, sous Pie V (1566-1572).
Avec l'âpre conscience d'un saint protégeant les âmes aux dépens des corps, ce dernier pontife s'attacha à sarcler par le fer, à incinérer par le feu, l'ivraie des doctrines perverses.
Dès ce moment, en vertu de l'infaillibilité du Saint- Siège, et, pour ceux des fidèles qui la contestaient, delà ' souveraine autorité du concile de Trente clos en 1563, le catholicisme ramassa ses forces et les porta en avant, à la suite d'une série de réformes antérieures * qui sauvèrent son prestige et lui rendirent sa vigueur. L'esprit de la seconde Renaissance n'en résista pas moins dans le norobrereslreintdes cerveaux actifs voués,àtouteépoque, à la recherche du vrai en soi. D'une part, il continua d'inspirer des travaux métaphysiques tels que ceux des Telesio, des Cardan, des Giordano Bruno. De l'autre, l'activité pensante sembla comme se répercuter des régions de l'Absolu dans l'enquête expérimentale et les déductions du calcul mathématique.
1. Voy. rexcellerit ouvrage de Rankk, Histoire de la Papautéy déjà cité, passim.
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En ce sens, la seconde Renaissance vivait toujours, mais tournée vers des élaborations plus précises et dont les résultats n'honorèrent pas moins Tltalie. Elle mérita de produire l'homme qui, avec Kepler et Newton, eut la gloire d'associer son nom à la découverte du vrai système cosmique, base de tout le savoir positif.
A ce moment, entre le Dogme révélé et le Théorème démontré, le conflit devient absolu. La Raison, par Galilée, fait amende honorable à la Foi.
Des papes, des prélats, avaient pourtant favorisé de leur protection, et même de leur exemple, les travaux des précurseurs de ce grand homme. Un cardinal, Niccolô de Cusa, affirma l'un des premiers, dans son traité De docta ignorantia^ le mouvement de la terre, instruit peut-être par le professeur de Padoue, Biagio Pelacane *.
Et, quand la réaction commença, — il ne faut pas l'oublier, — le De revolutionibus orbium cœlestium de Copernic parut sous les auspices de Paul III (1543). Le chanoine de Thorn fut consulté, sous Léon X, par le concile de Latran, sur la réforme du calendrier.
Nous avons nommé Galilée. Dans son apparente éclipse, la seconde Renaissance italienne ne succomba donc point sous la réaction. Malgré l'effacement des caractères et Ténervement des mœurs, la chaîne laborieuse des esprits d'élite ne fut pas rompue, mais leur