‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 27 sur 167 · Ibid., chap. v · texte numérisé non relu

Ibid., chap. v

» fieaucaîre, et enrichi, mais non point encore à son )) gré), et au général Briçonnet, homme riche et bien )> entendu en finances, grand amy lors dudit séneschal ji de Beaucaire, par lequel il faisoit conseiller audit » Briçonnet de se faire prestre, et qu'il le feroit cardijt nal; à l'autre touchoit d'un duché » *.

On n'a pas à raconter la fulgurante expédition de Charles VIII, — ces marches qui sont des triomphes, ces villes du Napolitain prises à l'avance par les a fourriers » marquant à la craie les logements des troupes » . Ce fut une épouvante ! — Une trombe qui un instant effara les puissances italiennes ennemies ou amies de la Francç, mais bientôt réunies contre elle à Fornoue (1A95), où nos bandes valeureuses, savamment organisées déjà, durent s^ouvrir par la victoire l'issue qu'une imprévoyante politique leur fermait.

Une évolution militaire venait de s'accomplir.

Phénomène étrange : celte évolution, contraire à la tactique et à l'ordre des armées transmis par le Moyen- Age, semblait s'être faite au profit d'une idée du Moyen-Age : la restauration complète de l'unité impériale par la conquête de Constantinople sur le Turc, Un jeune prince, nourri des romans de chevalerie, mêlait jses songes aux préoccupations, aux calculs des homme3 d'État, qui, en France et en Italie, inauguraient les combinaisons de lapolitique moderne, dirigées désormais

Page 1