‹ Les Médicis (volume 2)Chapitre 82 sur 167 · Dal mondo scese ai ciechi abissi, e poi · texte numérisé non relu

Dal mondo scese ai ciechi abissi, e poi

Ghe Tuno e Taltro inferno vide, e a Dio,

Scorto dal gran pensier, vivo salio,

E ne diè in terra vero lume a noi ; Stella d'alto valor coi raggi suoi « Gli occulti eterni a noi ciechi scoprio,

£ n' ebbe il premio al fin che 1 mondo rio

Dona sovente ai più pregiati eroi.

Di Dante mal fur Topre conosciute,

Ë '1 bel desio, da quel popolo ingrato

Ghe solo ai giusti manca di sainte.

PurfussMo tnl! ch'a simil sorte nato,

Per Taspro esilio suo con la virtute,

Darei del mondo il più felice stato.

(Rime di Mighelagnolo Buonarroti, sonetto xxxi.)

303 LES MÉDIGIS.

« Celui-là, dit-il encore, descendit aux royaumes du péché pour nous instruire, et puis à Dieu monta. Le ciel ne lui ferma pas ses portes, quand sa patrie refusa de lui ouvrir les siennes. »

Questi dicese ai regni del fallire Per noi insegnare, e poscia a Dio n' ascèse ; E Talte porte il ciel non gli contese, Cui la patria le sue negô d'aprire*.

Qu'ils asservissent le marbre et la couleur, ou qu'ils plient le rythme et l'image au souverain vouloir de leur génie, de tels hommes dominent, sans cesser de lui obéir, la pensée qui préside h \e\\r époque. Leur puissance sur cette pensée n'est que leur don particulier de résumer en une formule des tendances dispersées et insconscientes qui se reconnaissent en eux.

Michel- Ange vint ainsi à sa date entre Ficin et Savonarole.

Si tout a été dit sur la valeur de son œuvre plastique par les historiens et les critiques spéciaux, il n'est pas sans intérêt de rechercher dans les rapports du grand artiste avec les penseurs de son temps les relations de son esprit avec les idées de la Renaissance, source inspiratrice de ses chefs-d'œuvre.

Au moment où nous sommes parvenus, il a rencontré dans Jules II, comme Raphaël doit trouver en Léon X, le protecteur de ses travaux. Son nom ne se sépare pas de celui du pape-soldat, dont le Moïse de Saint-Pierre-

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