Ce portrait est à la galerie Pitli
tifia par ses mœurs l'opinion qui attribuait sa naissance à un muletier.
C'est le personnage si vigoureusement pourtrait par Alfred de Musset « le butor que le ciel avait fait pour )> être valet de charrue^ », couchant dam le lit des Florentines^ buvant les bouteilles^ cassant les vitres des Florentins y et encore f Allemand le payait-il pour cela!
Son proxénète et son meurtrier vaut-il beaucoup mieux, ce Lorenzaccio, de la branche cadette issue de Laurent, frère du Père de la Patrie ? De son stylet de faux Brutus (1537) il fraya le chemin à son cousin du second degré, fils du fameux condottiere Jean des Bandes Noires, au pemier grand-duc de Toscane, Tinévitable Gosine. Le buste de ce prince, sa statue ou son nom, prodigués par l'adulation aux murs des palais ou sur les places de Florence, accaparent, à son profit et à celui de sa dynastie, la gloire de la branche aînée.
Après la mort de Julien, Léon concentra sur Laurent II toutes ses ambitions domestiques. Elles s'accordaient, du reste, à l'égard du dernier héritier légitime des Médicis, avec ses inclinations, bien que ses affections se portassent particulièrement sur l'une de ses sœurs, l'aînée des deux autres : Gontessina, femme de Pierre Ridolfl, Lucrezîa, mariée à Jacopo Salviati* Maddalena, elle, était veuve de François Cibo dit Franceschetto, fils d'Innocent YIII. La descendance des trois