‹ Les MédicisChapitre 106 sur 262 · De ImmortaL anim., lib. I, cap. m, p. 83 bis · texte numérisé non relu

De ImmortaL anim., lib. I, cap. m, p. 83 bis

MÂRSILE FIGIN. 297

à la forme supérieure? Quelle est cette forme en ellemême ? « — Il y a d'abord les corps matériels composés » des quatre éléments : la Terre, l'Eau, l'Air et le Feu. » Les cosmographes placent dans cet ordre, au-dessous du ciel de la Lune, «les sphères matérielles », réservoirs respectifs de chacun de ces éléments matériels, — réservoirs matériels aussi, mais simples. Puis on s'élève aux corps célestes, simples et immatériels. A ces trois espèces de corps correspondent trois espèces de formes. Ici, Marsile développe, d'après Averroès, l'unité nécessaire de la forme supérieure.

« Ou le tout unit les parties, ou les parties unissent le tout, ou quelque chose de supérieur, qui n'est partie de rien, ni tout d'un nombre de parties, unit entre elles les parties en un tout. Dans le premier cas, si l'on admet que le tout unit les parties, il faut qu'il soit incorporel ; car, autrement, il gérait divisible et aurait lui-même besoin d*un autre principe d'union. Dans le second cas, les parties unissant le tout, il est absurde que l'unité soit faite par la multiplicité opposée à l'union qui doit résulter de l'unité. Finalement, outre chaque partie et le tout, il reste quelque chose d'un, cause de l'union, et qui doit être incorporel ; autrement, il aurait besoin lui-môme d'un principe unificateur, et ainsi de suite à l'infini^. >

Ce principe subsistant par soi, cette forme supérieure est l'âme raisonnable qu'accompagne l'âme irraisonnable et sensible, associée elle-même du corps.

De même que la forme individuelle ou l'âme est audessus de laforme divisée ou la qualité, Tâme a au-dessus

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