De Immort. arUm.^ lib. 1, cap. v, p
MÂRSILE FICIN. 299
Les anges gouvernent les éléments ; « ministres de )> Dieu, recteurs intellectuels du monde, . . . immobiles, ils » président aux âmes, comme celles-ci, en partie mo- » biles, en partie immobiles, président aur mobiles qua- » lités*. »
Au delà de l'ange, multitude immobile placée au-dessus de Tâme, multitude mobile, il n'y a plus que Dieu, immobile Unité.
Ficin atteint ici la plus lointaine expression de l'Être.
L'ange est immobile en essence, en action et en vertu : il est toujours identique, égal à lui-même en pouvoir et en intelligence. Il comprend à la fois toutes choses: l'acte en lui est simultané avec l'intelligence et le vouloir. L'âme, au contraire, étant mobile, passe successivement de la pensée à la pensée, du vouloir au vouloir, de l'acte à l'acte ^
Entre elle et Dieu, l'ange est l'anneau.
Immobile comme Dieu, il n'est pas unité comme lui, mais multitude à l'instar de l'âme.
L'ange étant une pluralité, — au-dessus du nombre qui le compose, « il doit exister l'Un, origine de tout » nombre... Il est le plus puissant, parce qu'il est le » plus simple. Il n'a pas besoin d'être uni, tandis que > toute multitude a par nature besoin d'union ^ » .
Dieu est simple dans sa perfection.