Vienouv., p
24 LES MËDIGIS.
N'oubliez pas qae ce sonnet a deux parties, u Dans la première, Dante demande réponse à ses amis les poètes Cino da Pistoiaj Guido Cavalcantiy Dante da Maiano^ etc. Dans la seconde, qui commence à ces mots : € Le tiers des heures , etc. , > il dit à quoi on doit répondre M >
Bice'^ avait neuf ans quand Dante devint amoureux d'elle.
« Neuf ans après, dit-il, précisément la neuvième heure du jour, elle me fit unsalutqui produisit sur moi tant d'effet, que je crus toucher Stnfderniers termes de la béatitude... s. »
Enfin,
« L'âme de cette dame s'est séparée de son corps pendant la premièrCgheure du neuvième jour du mois,... elle a quitté ce monde dans cette année de notre indiction^ c'est-à-dire des années du Seigneur, dans laquelle le nombre parfait était compris neuf fois dans ce siècle ( 1290 1)...
D Si Ton cherche pourquoi ce nombre neuf l'accompagne toujours si amicalement, en voici une raison probable. Puisque, selon Ptolômée et les vérités chrétiennes, il y a neuf ciels qui se meuvent, et que, selon l'opinion commune des astrologues, ces neuf cieU transmettent ici-bas les combinaisons harmoniques auxquelles ils sont soumis là-haut, ce nombre a été ami de Béatrice, pour faire comprendre que, quand elle fut engendrée, les neuf ciels mobiles se comportaient dans une parfaite harmonie. Voilà déjà une raison. Mais, en considérant la chose