‹ Les MédicisChapitre 12 sur 262 · Vie nouvelle, etc., p. 10 et · texte numérisé non relu

Vie nouvelle, etc., p. 10 et

plus subtilement, et selon Tinfaillible vérité, ce nombre fut ellemême. En établissant une comparaison, voici comme j'entends la chose : le nombre trois est la racine de celui de neuf, puisque sans Taide d'un autre nombre et par lui-môme il produit neuf; car il est évident que trois fois trois font neuf. Si donc le trois est par lui-même créateur de neuf, et que le grand opérateur des miracles est par lui-même trois, c'est-à-dire Père, Fils et Saint-Esprit, lesquels sont trois et un tout à la fois, cette dame fut toujours accompagnée du nombre neuf, pour donner à entendre qu'elle était un nruf, c'est-à-dire un miracle dont la racine est l'admirable Trinité. On pourrait sans doute établir celte vérité par des raisons plus subtiles encore ; mais celle que je viens de donner me plaît plus que toutes celles que j'entrevois encore *. »

Le Moyen-Age est tout entier dans la Divine Comédie: imagination et logique, sentiment profond et mysticisme alambiqué, tradition antique maintenue et travestie, jusqu'en cette vision grandiose où le poète aperçoit, près de la Croix et des Clés, l'Aigle lumineuse de l'Empire, formée dans le ciel de Mars par l'évolution des élus.

Risurger parver quindi più di mille

Luci^ e salir quali assai e qua' poco,

SI come '1 Sol, cbe l' accende, sortille : E, quïetata ciascuna in suo loco,

La testa e 1 coUo d' un' aquila vidi

Rappresentare a quel distinto foco ^.

Et ces élus discutent entre eux « plusieurs points de

Page 1