De Immort, awim., lib. III, cap. ii, p
ventre de cette Femme^ qui spontanément engendre et alimente tant de fruits*? )>
Un autre mystique, J. de Maistre, dira juste le contraire : (( La Nature ! ... je ne connais pas cette Femme. » Marsile poursuit sans sourciller sa thèse analogique. Il compare le corps de TEau à celui de la Terre et conclut : • « L'Eau et la Terré ont donc une âme^ » Le monde entier est un animal.
Il mange.
(T — Mundum esse animatum ; esse quasdam veluti escas, quibus animati mundi et stellarum mimera allicere possint mortaîes sibique vindicare^. >»
Plein développe l'antique doctrine platonicienne sur l'âme du monde et la vie des sphères... Il estime que « certaines herbes et animaux, qui semblent naître du » sol par la putréfaction, ne sont pas moins produits par » des causes spéciales que ceux qui naissent par la géno- » ration. ^ ' Voici la génération spontanée :
« Beaucoup d'animaux, tant sur la terre que dans Teau, naissent par la seule putréfaction, sans aucune semence corporelle. Un grand nombre, pullulant des semences émises par un animal, sont produits, les uns avec Tintervention d'un principe