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De Immorl. anim.f lib. IV, cap. i, p. l

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peuplé d'âmes rationnelles et irrationnelles, d'anges, d'esprits, de Dieux. Marsilecroit avec Thaïes «le monde » vivant et plein de génies (5ai/Aôva>v), — dans le Tout une » âme mêlee^ — tout rempli de Dieux*. »

Suivent, renouvelées de Pythagore et des néo-platoniciens, d'étranges imaginations sur le rôle mystique du Nombre.

Tel est ce fameux Duodénairej si cher à ces écoles 1

€ De même, dit Ficin, que toute multitude se ramène à un petit nombre, un pelit nombre à peu d'unités, peu d'unités à une seule^ ainsi la troupe innombrable des âmes, vivant dans quelque sphère de l'Univers que ce soit, peut se réduire à un petit nombre d'âmes les plus éminentes en cette sphère. î

Et il ajoute que ce petit nombre est Douze^

« De môme qu'un seul corps du monde contient douze membres, et ces membres plusieurs articulations, ainsi une seule âme du monde renferme douze âmes, et celles-ci contiennent un grand nombre d'âmes... Dans chacun des douze animaux du Zodiaque, il y a une étoile qui est comme le cœur de cet animal qui se peint dans le ciel. Et, dans ce cœur, l'âme de l'astre principal meut la vie ; — dans le cœur du Bélier, Pallas ; dans le cœur du Taureau, Vénus ; dans le cœur des Gémeaux, Phœbus, etc. 3.

» Dans la dernière sphère, c'est-à-dire la Terre, il y a douze vies d'homme.

» Les hommes mènent leur vie par la Haison départie au cer-

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%, De Immort. anim,y lib. IV, cap. i, p. 125. 3. De Immort, anim., lib. IV, cap. i, p. 125-126.

veau, par la colère attribuée au cœur, par la concupiscence placée dans le foie^ :)

Combinant ces éléments en proportions diverses, on obtient douze types de la vie humaine, six ternaires et six binaires^.

Ces types, depuis le Philosophique, en qui la raison prédomine sur la colère, et celle-ci sur la concupiscence, jusqu'aux natures inférieures où tantôt la colère, tantôt la concupiscence est la plus forte, — englobent en douze catégories toutes lésâmes terrestres. Celles-ci se réduisent donc à douze âmes principales (principes) vivant dans la même sphère,

« Admettons ainsi douze âmes princesses dans chacune des douze sphères... Rapportons à douze âmes, propres chacune à l'une de ces sphères, les âmes qu'elle renferme ; ensuite les âmes de ces douze sphères se ramènent à une seule âme d'une seule et môme matière. Mais, comme l'âme participe à l'esprit, et qu'au-dessus de la nature participante il doit y avoir une nature pleine de soi, le rang des âmes s'élève en conséquence au rang des libres esprits, et les esprits enfin se réduisent à un seul esprit. El le seul esprit, parce qu'il est l'Esprit et l'Un, doit s'élever jusqu'à l'Un simple, qui n'est pas cet Un-ci ou cet Un-là, comme soit un seul esprit, soit une seule âme, mais TLIn luimême, que Pythagore appelle l'universel Apollon. Car Apollon vient d'àwXoOv (simple) qui répond à oltzo TcoXXtbv (a p/urt6ws), séparé de la pluralité... C'est pourquoi le premier Un, qui est aussi le premier Bon, préside à un Esprit. Ce premier Esprit unique préside à beaucoup d'esprits, d'abord aux douze esprits principes

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