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De Immort, anim., lib. IV, cap. i, p

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OU conducteurs, et, sous ceux-là, à douze douzaines d'esprits, puis sous ceux-ci à d'autres en grand nombre, enfin à une seule âme du moûde. Cette seule âme du monde préside aux douze âmes des douze sphères, ces douze âmes ensemble à douze douzaines d'âmes. Car Tâme de chacune de ces sphères préside aux douze âmes les plus éminentes dans sa sphère. Enfin les douze douzaines de ces dernières âmes président à d'innombrables âmes... Voilà le chœur sacré des Muses, qui, comme dit Orphée, chante et danse perpétuellement sous la conduite d'Apollon ^»

Les âmes des sphères composent a\ec celles du Monde un Olympe supérieur; mais, entre ces Dieux proprement dits et les derniers termes de cette série dlmmortels, il n'y a pas distinction de nature : les degrés seuls diffèrent.

Les âmes des sphères connaissent y vivifient et régissent le corps de leurs sphères respectives. Elles forment les couples suivants :

Dans la Terre : Plulon et Proserpine ;

Dans l'Eau : Océan et Thétis ;

Dans l'Air : Jupiter foudroyant et Junon;

Dans le Feu : Phanès et Aurore ;

Dans la sphère de la Lune : Bacchus Licnitus et une Muse;

Dans celle de Mercure : Bacchus Silène et Euterpe ;

Dans celle de Vénus : Lysius et Érato ;

Dans celle du Soleil : Trietericus et Melpomène;

Dans celle de Mars: Bassareus et Clio;

Dans celle de Jupiter : Sabasius et Terpsîchore;

1 De Immort, anim.y lib. IV, cap. i, p. 126.

Dans celle de Saturne : Amphietus et Poly mnie ; Dans la huitième sphère : Pericionius et Uranie; Dans Tâme du Monde : Bacchus Eribromus et Galliope * .

Mais, « il est quelque chose au-dessus du Tout, Dieu, qui ne peut être, à proprement parler, le Tout, parce qu'il est TUnité très-simple au-dessous du^ Nombre. Au-dessus du Tout, il y a les choses individuelles ; entre les deux TADge^ qui est le Tout immédiatement dérivé de Dieu. »

Marsile proclame ensuite la Terre immobile*. Quelques pages auparavant, il s'était montré à cet égard moins affirmatif. Le pressentiment du vrai système se faisait jour. Le cardinal Nicolas de Cusa venait de se prononcer, avec Pythagore, pour le mouvement de notre globe.

C'est, sans doute, sous l'empire de cette vue nouvelle que Ficin émet ce doute : « Si la Terre (comme le vou- » lait iEgésiias) se mouvait, elle tournerait eii cercle ^ » Et, conséquemment à sa théorie de la motion circulaire des âmes, il ajoute : « Pourtant, de Tavis du plus grand nombre, la terre demeure immobile a sa superficie*. i> L'âme est immortelle, — 1° parce qu'elle se meut par soi et en cercle; — 2° parce qu'elle est stable dans sa substance; — 3° parcaqu'elle adhère au Divin dans l'Ange et Dieu ; — 4° parce qu'elle domine la matière ; — 5° parce qu'elle est dégagée de la matière ; — 6° parce

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