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De Immort, anim.^ lib. IX, cap. ni, p

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soleil comparée, — fût-elle un million de fois plus claire, — le paraîtrait une ombre K »

De cette indépendance de la raison à Tégard du corps, Marsile conclut au franc arbitre. L'intelligence, par sa nature, saisit les idées générales. Mais, parce que de cette conception résulte une action, il faut que l'idée soit rapportée aux objets particuliers qu^elle renferme. Ces objets sont innombrables : entre eux la raison se détermine par un libre jugement.

Les êtres irraisonnables n'ont pas ce choix. Les plantes sont privées du juger. La nature détermine les bêtes à une espèce particulière de jugement. Tel l'instinct de la brebis pour fuir le loup, de l'hirondelle pour bâtir son nid, de l'abeille pour construire sa ruche, de l'araignée pour tisser sa toile ^.

Bien que le ciel ait une influence souveraine, objet de l'astrologie judiciaire, l'âme échappe au pouvoir des astres. Elle prévoit par son savoir les futurs contingents afin de les éviter par sa prudence. Si elle les doit subir, sa puissance en triomphe, soit qu'elle les tourne à son instruction, soit qu'elle les dédaigne comme n'atteignant que sa périssable enveloppe.

Essence spirituelle, comment serait-elle soumise au ciel, qui, éternel, n'est pourtant qu'un corps? Loin que le ciel serve d'intermédiaire entre les anges et nos âmes, celles-ci sont plutôt le chaînon qui le relie aux esprits

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