De Immort, anim., lib. IX, cap. iv, p
supérieurs. Selon Plotin, Proculuset Avicenne, les mouvements des astres ne sont pas la cause des mouvements inférieurs, mais des instruments par lesquels leur sont transmises (télégraphiées, dirions^nous) les pensées des moteurs célestes *.
En résumé, par son corps, par son âme sensitive, rhomme tient à Tanimal mortel ; par son âme raisonnable, il se rattache aux anges, à Dieu. Il est le résumé de l'univers, le vrai Microcosme. En lui se joignent les deux échelles des Esprits et des Corps, — descendant l'une du Ciel à la Matière, l'autre de Dieu à Tâme sensitive.
Après la hiérarchie des esprits, Ficin aborde celle de la matière des corps qui ne subsistent que par leur union avec le Stable et le Divin. Série parallèle à celle des âmes, et dans laquelle les portions infimes de chaque ordre supérieur confinent aux parties les plus émînentes de Tordre inférieur qui le suit.
Dernière région de l'Éther, la Lune est la plus voisine des éléments : elle en reproduit par ses phases les variétés. L'élément le plus élevé, le Feu, imite le Ciel dont il est le plus rapproché : il se meut, il brille comme lui. La partie inférieure du Peu est la plus dilatée, elle Test presque comme l'Air. La partie supérieure de TAir est sublimée et brûle en quelque sorte comme le Feu. Nuageux, l'Air se liquéfie comme l'Eau; vaporisée, l'Eau