De Immort» anim,t lib. XVIII, cap. vi, p
MARSILE FIGIN. . 327
Fîcîn se prononce pour cette solution orthodoxe. Quant à savoir si l'âme est créée immédiatement ayant cet envoi ou si elle y préexiste éternellement *, tout en se déclarant pour la croyance de l'Église, il cite , sans la flétrir, l'opinion contraire.
« Qui animas ante ingressumvixisse putantyeas dcemonem vitœ ducem naturaliter elegisse dicunt in ipso descenst^ iniHa, prius quam corpus ingrederentur^. >
Le chrétien ménage toujours en lui le platonicien . En tout cas, son orthodoxie serait compromise si elle n'avait pas d'expression plus explicite que ce passage sur la vie à venir, considérée comme une sorte de Nirvana :
« Comme Tascension du feu a son terme assuré qu'elle peut suivre, savoir le repos dans sa sphère, ainsi rascension de notre âme perpétuellement dirigée vers Dieu a sa fin établie, qui û'est autre que le repos en Dieu. Elle ne Tobtient qu'en quittant ce monde 3. »
Dans une lettre inédite, récemment découverte à Florence, Marsile console une de ses cousines de la mort de sa sœur.
« Sait-on de quoi il lui parle? De Tordre universel, |
> de la vie, qui n'est qu'une prison dont la mort dé- ;
» livre. Il soutient même que notre affection a tout à