De Immort, anim., lib. X, cap. v, p
» gagner à la mort de nos proches, puisque, pendant » leur vie, nous ne les voyons pas eux-mêmes, mais )) seulement leur corps, qui est leur ennemi , tandis que » la pensée contemple facilement les âmes de ceux qui » ne sont plus, et les voit libres et resplendissantes de la » lumière divine. Du Christ et de sa religion, pas un » mot, et il était prêtre alors, chargé à quarante-deux » ans de la direction de deux églises à Florence *. »
Il présente, du reste, dans son traité les peines de l'autre vie, non-seulement comme le résultat de la volonté personnelle du Seigneur, mais comme l'effet naturel d'un état antérieur. Toujours la notion d'un développement normal, un, logique, de l'être, prévalant sur la notion du vouloir arbitraire de Dieu : « Vitium est supplicium nascens; supplicium est vitium consumma" tum * » .
Le traité de la Religion chrétienne témoignait d'ailleurs, dans un milieu relativement affranchi, de la bonne volonté du platonisme envers le dogme révélé. Quelles que dussent être les hardiesses du penseur, ce livre plaidait sa cause, n'eût-il pas établi, surtout à la fin du De Immor t alita te ^ son respect pour la foi.
« Plato,.. nihil prohibere videtur fidem adhibere Theologiœ Hébrœorum, Christianorum, Arabumque communi, cœpisse rrMndum
i . Dictionnaire des Sciences philosophiques ^ publié sous la direction de A. Franck, article Ficin.