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Salviatus mitrœ sceleratus honore superbit

Et quemquam cœlo credimus esse Deum ?

Scilicet hsec scelera, hoc artes meruere nefandœ? At laqueo en pendet. Ëstis io super i!

(ÂNG. Polit., cit. d'après Rosgoe, Vie de Laurent de Médidi, 1. 1, chap. lY, p. 223, note.)

Dans les affres de la mort, du lettré aux mœurs élégantes, le sauvage se déchaînait. Nous retrouverons parmi les prêtres de ces hommes de raffinement, de savoir et de proie. L'affaire des Pazzi éclaire h fond les corruptions, les barbaries du temps, unies à une foi souvent très-sincère. Pendant qu'en pleine cathédrale, le dimanche 26 avril 1478, François des Pazzi et Bernard Bandini tuaient Julien, Laurent échappait aux deux prêtres Antonio de Volterra et Bagnoni. Mal en prit de se fier à ces mains débilitées par Tencensoir. Mais, au refus du condottiere Jean-Baptiste Montesecco de frapper dans une église, force avait été de confier le meurtre à des clercs blasés par état sur les terreurs du sanctuaire *. Le premier Prêtre n'était-il pas au fond de ce complot mi-partie clérical ? Sixte IV, comme le condottiere, eut son scrupule, mais de terreur bien équivoque, si Ton en croit les aveux de Montesecco à la Seigneurie. Le condottiere raconte son entrevue avec le pape, en présence de l'archevêque Salviati et du comte Jérôme Riario.

t Saint-Père, lui dis-je, — ces choses (une révolution à Florence) ne se pourront bien faire sans la mort de Laurent, de Julien et d'autres peut-être. Sa Sainteté me dit : — Je ne veux absolument la mort de personne, parce que ce n'est pas notre office de consentir à la mort de quelqu'un, et, bien que Laurent soit un misérable (villano), et se conduise mal avec nous, pour-

i. J. Michaël Bruti, liv. VI, p. 48, cité par Sismondi, //(&^ des révol. d'ltal.,i. VU, p. 109-110.

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tant, je ne veux en rien sa mort, mais un changement dans rÉtat, oui, bien.

» Le comte reprit : — On fera ce qu*on pourra pour que cela n'arrive pas ; mais, si cela arrivait, Votre Sainteté pardonnerait bien à qui l'aurait fait !

» Et le pape répondit au comte : — Tues une béte. Je te dis : Je ne veux la mort de pei*sonne ; mais, le changement de l'État, je le veux... Si Laurent était une fois hors de Florence, nous ferions de cette république ce que nous voudrions*. »

Restriction sans doute sincère ; mais qui lirait dans ces âmes ?

Hubert seul comprendra le roi Jean :

HoBERT. — Ce que vous me demandez d'entreprendre, je le ferai.

KiNG John. -^ Est-ce que je ne sais pas que tu le ferais? Bon Hubert, Hubert, Hubert, jette les yeux sur ce jeune garçon... C'est un vrai serpent dans ma voie... Me comprends-tu? ïu es son gardien.

Hubert. — Je le garderai, etc.. 2.

1 . « Padre santo, queste cose se potranno forse mal fare senza morte di Loreozo e di Giuliano. e forse delli altri; sua santità mi disse : lo non voglio la morte di niuno per niente, perché non è offizio nostro acconsentire alla morte di persona; e benchè Lorenzo sia un villano, et con noi si porte maie, pure io non vorria la morte sua per niente, ma la mutazione dello stato si. Et el conte respuose : Se farà quanto se poderà, acciô non intervenga ; pure quando intervenisse, la vostra santità pcrdonerà bene a chi '1 fesse. El papa respuose al conte : Tu sii una bestia. Io te dico : Non voglio la morte de niuno, ma la mutazione dello slatto si. .. e tuttavolta ched e' fosse fuor de Fiorenza lui (Lorenzo), farissimo de quella repubblica quelle vorressimo. » {Excusatio Florentinorum per D. Bartholomaeum Sgalam, ex MS. codice Bibliothecse Stroctianœ. — Ap* pendix XXUI, Rosgoe, Histoire de Laurent de Médicis, t. I, p. 450.)

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