‹ Les MédicisChapitre 146 sur 262 · J. P. M. Vita, ad Op. omn.^ Basil., t. I · texte numérisé non relu

J. P. M. Vita, ad Op. omn.^ Basil., t. I

PIC DE LA MIRâNDOLE. 375

ci, en plus, sages et heureux. Toi donc^ cher Jean^ poursuis heureusement comme tu as commencé ; moi, pour un but si honnôte, si toutefois, conune tu le dis, tu as besoin de mon concours. Je promets que je ne te manquerai pas ^ » ♦

Pic se fixa au platonisme. Malgré son admiration . pour les kabbalistes, et l'accord qu'il tenta entre leur théorie et celle que Ficin représentait avec tant d'autorité, on doit le regarder comme appartenant à l'école de celui-ci. Un savant écrivain, Buhle *, l'institue chef d'une école kabbaliste. Mais ses divergences doctrinales avec Marsile ne séparent pas, ce me semble, la philosophie de la Mirandole du groupe platonicien auquel d'ailleurs, témoins Philon et Maïmonide, peu* vent être rattachés tant de penseurs juifs.

On retrouve en effet dans le Zohar les idées de Philon, analogues à celles de Plotin, elles-mêmes dérivées du platonisme. De Platon aux kabbalistes, la filiation, pour indirecte qu'elle soit, est donc bien établie* Raison endiathétique et raison propkorétique^ échelle des êtres émanés de Tunité divine, dualité de l'honame, — âme et corps, — préexistence et retour à Dieu de l'âme après des transmigrations diverses : à ces traits, le fond commun apparaît. Pic n'est qu'un platonicien judaïsant ^.

En son vaste syncrétisme, Pythagore, Aglaophane, Philolatis, Platon, Zoroastre, Zalmoxis, Druides, prêtres

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