‹ Les MédicisChapitre 161 sur 262 · Dante, Divin* Com., Infern.t c. i, terz · texte numérisé non relu

Dante, Divin* Com., Infern.t c. i, terz

398 LES MÉDIGIS.

La description qui suit se développe avec une ampleur gracieuse, et tout le charme d'une langue musicale qui emprunte au son comme à l'image ses effets pittoresques. La sonorité ou la couleur du mot correspond à la réalité plus ou moins intense qu'il traduit :

Un fresco, dolce, chiar, nitido fonte Ivi surgea dal mio sinistro iianco Higando un prato innanzi alla mia fronte.

Quivi era d'ogni fior vermiglio e bianco L'erbetta verde ; e infra si bei colori Riposài il corpo infastidito e stanco.

Eranvi tanti var] ameni odori Quanti non credo la Fenice aduna, Quando sente gli estremi suoi dolori.

Credo che mai ne tenebrosao bruna Sia l'aria inloco sllieto ed adorno, Ne ciel vi possa nuocer o fortuna.

Cosi stando soletto al bel soggiorno Délia mia propria compagnia contente, Ë sol co' dolci miei pensieri intomo,

Gontemplava quel loco ; e 'n quelle i' sento Suonare una zampogna dolcemente Talchè del suonator balla Tarmento >.

« Une fraîche^ douce, claire, brillante fontaine surgissait là, à ma gauche y arrosant un pré devant moi.

> Là rherbette était fleurie de toutes fleurs vermeilles ou blanches ; et parmi de si belles couleurs je reposais mon corps alangui et las.

» Il y avait tant de parfums variés et délicieux, que je ne

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