Morg. Magg.y c. i, st
444 LES MÉDIGIS.
Le paladin d'ailleurs théologise à ses heures, et, tandis qu'ils vont au monastère, il l'instruit de quelques particularités du dogme catholique...
Insieme moite cose ragionaro, E 'n verso la badia poi s*inviaro *.
Ils causent de la maie heure des compagnons de Morgante. — a Ils ont eu ce qu'ils méritaient ; à chacun selon ses œuvres, dit la Sainte Écriture. »
Aussi Roland ajoute-t-il en manière de consolation :
« Si les élus plaignaient leurs amis et leurs parents damnés, leur bonheur étant détruit par cette compassion, Dieu serait injuste à leur égard, puisqu'ils ne jouiraient pas de la félicité sans mélange qu'il leur a promise. Donc, que père ou m(^re soit dans les flammes étemelles, cela ne les trouble pas. »
Se padre o madré è nell' eterne pêne, Di questo non si posson conturbare^.
Cela est orthodoxe. Pulci Test toujours quand il fait exposer par Tun de ses personnages un article de foi.
La malice semble ici accuser sans réflexion, sans atténuation ni réticence, l'inhumanité de la solution théologique.
Morgante néophyte témoigne sa gratitude en pourvoyant les bons pères d'eau et de chair fraîches.
Après un long blocus, on boit; on mange dessan-