Ibid., terz
LES MÉDIGIS. « I. - 29
mez pas; si le faites, jamais ne sortirez... — Et, dit Roland, que faire? — Baptise ce géant, et t'en iras à gré. .. Mais fais*le chrétien. »
Gonyienti quel gigante battezzare, Poi a tua posta andar te ne potrai :
Fallo cristiano, e corne e' sarà fatto, Âl tuo cammin ne va sicuro e ratto.
« — Si me laissez ouverte cette tombe, je ne vous tourmenterai plus... — Soit, dit Roland, bien que ta vilenie ne le mérite... Puis prit de Teau, baptisa le géant et sortit *. »
Chrétien ainsi un peu à la diable, Morgante poursuit son odyssée.
Au sixième chant, le poète emprunte sans façon à Dante quatre vers de sa paraphrase du Pater {Purg., ch. XI, terc. 1 et 2).
0 Padre nostro, che ne' cieli stai, Non circumscritto, ma per più amore, Che a* primi effettî di lassù tu hai ; Laudato sia il tuo nome e 1 tuo valore^.
Du reste, malgré de légères incorrections grammaticales et quelques licences dans les désinences du verbe, Pulci se recommande par une pureté et une originalité de diction vraiment toscanes. Son poème est au premier