‹ Les MédicisChapitre 184 sur 262 · Morg. Magg., c. vu, st · texte numérisé non relu

Morg. Magg., c. vu, st

Il faut lire dans cette langue pleine et primesautière ce récit vagabond et touffu (ce sont les conditions du genre) : péripéties* accumulées, héros, monstres, coups de lance, amours, et, à travers mille aventures, Olivier, Renaud, Dodon, réunis enfin h Roland dans la cité de Carador, et défendant ce roi et sa fille Meridiana contre les poursuites d'un autre prince , prétendant rebuté de la demoiselle, Manfredon.

Roland avait d'abord servi celui-ci et tué dans une bataille Lionetto, le propre frère de Meridiana, Malgré les machinations du traître Ganelon, on ne s'explique pas bien qu'il change de parti et rejoigne dans l'ost de Carador son cousin Renaud.

Ne chicanons pas le caprice, il faut se laisser faire et, comme le chevalier de la Triste Figure, admirer la raison de la déraison... « La razon de la sinrazon que à mi razon se hace^ de tal manera mi razon enflaquecey que con razon me quejo de la vuestra fermosura^. » c La raison de la déraison qui à notre raison s'impose, » épuise notre raison à tel point qu'on se plaint avec raî- > son de la beauté... » de ces belles histoires, tout comme les héros du fameux Félicien de Silva, de la beauté de leurs inhumaines '.

Citons un piquant épisode. Enamouré de sa protégée, Olivier rencontre Manfredon dans la mêlée. lisse battent plus d'une heure, en présence de la belle amazone.

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