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Cervantes, Don Quijote, part. I, cap. i

454 LES MÉDIGIS.

E non si vede de' colpi vantaggio^

Puis, Manfredon dît à Olivier

« Par Dieu, je te prie, Baron de haut renom, — laisse-moi comme amant fidèle — perdre ensemble et la yie et la dame ; — ainsi le veut la fortune cnielle : — i*ai cherché ce que soûle chercher qui aime, — j'ai trouvé poison pour sucre et miel ; — et, puisqu'un chacun ma mort veut, — par ses mains mourir ne me peine.

» Je sais que je ne retournerai plus en mon royaume, — je sais que jamais plus ne reverrai la Syrie, — je sais que tout destin m*eut d'abord en dépit ; — je sais... »

Mais il faut citer dans le texte cette stance dont toute la gr&ce est dans la répétition symétrique de deux mots : so et chCy dans le goût du sic vos non vobis :

So ch' io non tornerô più nel mio regno, So che mai più non rivedrô Soria^ So ch' ogni fato m'avea prima a sdegno, So che fia morta la mia compagnia ; So ch' io non ero di tal donna degno, So ch* aver non si "pub ci6 ch' nom desia : So che per forza di volerla ho il torto, So che sempre, ov' io sia, l'amerô morto.

« Mais Méridiane alors ne put moins faire, — qu'elle n'eût moult pitié de son amant. — Et elle dit : En vient là qui s'énamoure ; — si mille fois occire le pouvais, — par mes mains à Dieu ne plût qu'il mourût, — bien qu'à la mort il se donne luimême. — Et en sa plainte elle dit (tant s'émeut pour Manfredonj — qu'elle ne veut pour tant d'amour être ingrate^...

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