Morg, Magg., st
LES HÉDIGIS. 1. — 30
Le géant Vegurto va réclamer de Gharlemagne Méridiane. Il demande justice d'Olivier gui Ta déshonorée. Ce géant était si grand que (( Morgante, auprès de lui, > semblait son écuyer* ». Ce qui n' empoche pas qu'il le tue, malgré le droit des ambassadeurs, vainement attesté par le bon Charles. Le grief vrai porté contre Meridiana est démenti ; ce qui suffit au point d'honneur chevaleresque. Tout cela est Vœuvre du traître Gan qui a fait savoir à Carador l'aventure de sa fille ^.
U est curieux de voir comme le poète varie le début pieux de ses chants. Le onzième commence par cette mystique invocation :
0 toi, pélican sainte qui nous as par ton sang DéUvrés à jamais de la bote cruelle, Dont Tempesté venin vaut celui du serpent, Et qui bus le vinaigre auquel le fiel se méle^ Tant que ta mère pleure en son deuil languissant, Que, l'Archange Michel me prêtant sa tutelle^ J'obtienne la victoire avec ta volonté, Achevant cette histoire en toute dignité !
' Cependant le fougueux Renaud et le non moins bouillant Olivier mettent à tout propos à l'épreuve par leurs querelles intempestives la longanimité de l'empereur.
Rinaldo ch'era tutto infuriato^ Rispose a Carlo magno : tu ne menti^ * . «